Le pragmatique romantique

Ou l'inverse.

2005/07/28

 

Savoir attendre

Ce billet c'est celui dans lequel je veux verser beaucoup de sens. Ça me fait peur. Je pense que je vais l'écrire en plusieurs passes, histoire de le raffiner et d'en faire un exercice du sujet en titre.

Cette réflexion est née par un bel après-midi gris de fin de mois de juillet, alors que je conversais encore avec moi-même dans ma tête. En fait je bloguais d'avance, comme tous ces billets que vous n'avez jamais lu, parce que dans ma tête c'est si facile.

Je suis à lire La maison étrangère, d'Élise Turcotte, suite à la recommandation de cette auteure par Martine (mais j'ai choisi ce titre au lieu de l'autre à cause du résumé à l'arrière du livre, vive le marketing, non?) En plus juste là, je viens de créer la page d'encyclopédie francophone pour d'Élise Turcotte sur Wikipédia. C'est pas beau ça, une encyclopédie participative? Mais bon, je m'éloigne beaucoup de mon sujet. Trop.

Donc, étais-je en train d'écrire, j'ai entamé la lecture de ce livre il y a presque deux semaines, mais c'est un livre avec un débit lent. Pas plate du tout, mais ça se lit lentement. On sent une belle progression, on a envie de suivre l'auteure là ou elle nous amène, mais c'est une balade tranquille. Et on a très envie de cette balade. Mais il faut abandonner l'idée de deviner où on s'en va. Il faut observer le paysage des mots et se laisser conduire. J'aimerais vous en partager un extrait, mais la force de l'écriture de la deuxième partie vient du fait qu'on a lu la première. Lentement. Je ne peux pas gâcher ça. Désolé. Allez acheter le livre au Renaud-Bray sous mon bureau. Vous direz que c'est moi qui vous envoie.

Moi, mon petit moi tout recroquevillé sur lui-même, je n'ai pas appris ça très tôt, attendre. Voyez-vous, je suis de la génération de la télécommande et du micro-onde. Du guichet automatique et des tonnes de copies. Du crédit facile et du remords peu lourd. Mais en même temps je sais que je suis un peu sur la clôture, je ne suis pas de la génération de la petite vite trop vite et des relations jetables, ni de celle du tout de suite tout de suite et du langage ki tape tro vit pasq j bcp de choz a fR. Non. Pas ça quand même, j'aime trop les mots pour les atrophier de la sorte. Mais je tape pas mal vite par exemple, j'ai les doigts sur un clavier depuis environ 25 ans. Ayoye.

Mais heureusement, peut-être, j'ai appris. J'apprends encore. Oh que oui. C'est pas terminé, du tout. Ça s'applique à tellement de domaines de ma vie cet apprentissage que c'est épeurant. La suite de ce billet sera là dessus. Mais pas tout de suite. C'est concept pas à peu près hein? Parfois je m'étonne moi même. Hehe. Pantoute. Ça fait des années que je ne m'étonne plus, je suis vieux. Pas vraiment mais j'aime ça écrire ça.

Pour me faire à croire que j'ai appris des choses, que j'ai compris beaucoup de choses, que de mes cicatrices je tire des leçons, que je commence à bien me connaître, que je sais qui je suis, que j'arrête de prétendre qui j'aimerais être. Mais non. Parfois je me sens tout petit. Tout naïf. Ça contrebalance les fois ou je me prétentionne et je me ses comme le roi-lézard. Mais ça va, je ne me crois pas moi-même. Et Nietzsche il me tape sur les nerfs. Ce n'est pas parce que je pose des questions sur le transhumanisme et les cyborgs que je renie ma culture judéo-chrétienne (en fait ce qu'elle a de bon, je ne suis pas du genre à jetter le bébé avec l'eau du bain).

Mais je m'éloigne encore. Je divague par défaut, faut pas m'en vouloir. La suite, la suite, un moment donné. Tout vient à point à qui sait attendre. Pas certain que j'y crois à 100%, mais bon. À plus que 50% en tout cas. C'est ça. Espèce de faux passionnel, tu termines le tout par un pourcentage. Ouain. C'est écrit là juste en haut de la page. Coincé entre Descartes et Baudelaire. Me semble que c'est clair!

Comments:
Attendre,
Attendre,
Attendre,
Attendre, c'est une vie qui finie,
Attendre, c'est perdre tous ces merveilleux instants,
Ces merveilleux instant sources d'amour et d'amitiés.
Attendre est le plus grand crime imposé à l'humanité.
Cordialement
 
Contente de voir que ses écrits ont un effet sur toi!

J'ai tous les romans d'Élise Turcotte mais j'ai préféré de loin "Le bruit des choses vivantes", dont le rythme et la poésie sont plus accessibles, plus près des émotions, moins "intellectualisés". "La maison étrangère" m'a rendue un peu impatiente aussi et dieu sait que je suis patiente avec les auteurs, en général...
 
Intéressant ton blog ! Je sens que je vais avoir beaucoup de lecture à faire ! :op
Bravo ! ;o)
 
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